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Re: Miscellanées

Messagepar ptitphilou » Dim 2 Avr 2023 22:38

Merci beaucoup, Maxime. :good:
Merci Ă  tous pour vos encouragements.

Amitiés
Phil
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Re: Miscellanées

Messagepar alex73 » Dim 9 Avr 2023 22:53

Le week-end pascal a été assez dense: avec mes enfants et mes petits enfants nous étions 12 à la maison sur deux jours... Cela a été l'occasion d'ouvrir quelques bouteilles:
1) Champagne A. Robert "Parcelles du Terroir"
C'est toujours aussi bon mais il me semble une fois de plus qu'il est temps de la boire (dégorgement 07/21), il a perdu de sa vivacité.
2) Champagne Roederer cuvée 242
Plus vineux que le précédent mais bien équilibré, nous avons bien aimé.
3 )Champagne E. Taillet ""Exlusiv'T "extra brut
Très, très bon, presque rond en comparaison de:
4) Champagne Guiborat "Prisme 17"
Assez tranchant, fruité, droit. Ma fille a bien aimé mais pas mon fils qui a préféré l'extra brut d'E. Taillet.
5) Côtes du Rhône rouge Château des Tours 2013
Succulent, un nectar. Tout le monde a aimé. Il a parfaitement accompagné le gigot cuit au barbecue en cuisson indirecte.
6) Domaine Tollot Beaut Chorey-Les-Beaune 2003
Malgré son âge ce Chorey-Les-Beaune, à maturité bien sûr, n'a pas démérité. Concentré, puissant. Etonnant qu'il reste plus que buvable après tant d'années.
7) Domaine Rapet Savigny-les-Beaune 2017
Bon sans plus. Je n'ai pas été impressionné. Il est vrai qu'il passait après le Chorey-Les-Beaune qui était plus puissant.
8) Domane de Montine AOP Grignan-les-Adhémar "Egérie" 2021.
Il s'agit d'un vin blanc 100% Roussanne. Fruité, délicat, concentré, petit goût de miel. Très, très bon.
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Re: Miscellanées

Messagepar Thierry Debaisieux » Lun 10 Avr 2023 11:15

Merci pour ces notes, Alexis.
Je serais tenté par toutes ces bouteilles... Sauf une :lol:

Amitiés,
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Re: Miscellanées

Messagepar alex73 » Lun 10 Avr 2023 14:29

Thierry,
Le champagne Roederer j'imagine, ou alors le Château des Tours?

Amitiés
Alexis
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Re: Miscellanées

Messagepar Thierry Debaisieux » Lun 10 Avr 2023 17:14

Alexis,

J'ai bu la cuvée 242, il n'y a pas longtemps, et je l'avais trouvée pas mal.
Tu connais par contre le blocage tout-Ă -fait subjectif que je fais face au Domaine des Tours :)

Bonne soirée,
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Miscellanées - dernière séance - atelier 2022/2023

Messagepar ptitphilou » Dim 16 Avr 2023 19:42

Dernière séance de l'année. Heureusement que l'atelier s'arrête jusqu'à l'été, je commence à tirer la langue, non pas sur les thèmes abordés, mais sur les préparations.
Trouver du temps libre pour m'y consacrer commence à être très difficile et toute la logistique et les bouteilles sont pour ma pomme depuis la dernière dégustation.
Modèle à revoir et ce laboratoire m'aura beaucoup appris, à tous les niveaux. D'ailleurs, je commence par faire un bilan de l'atelier avec mes cobayes au grand complet.
De leurs retours, je comprends notamment :
- moins de théorie pure enchaînée à une partie dégustation seule...
- ... qui a parfois été trop longue.
J'avais l'idée hier d'aller dans ce sens, m'étant fixé le cap de 9 bouteilles max, ce qui s'avère même encore un peu trop long, ainsi que de varier la présentation du vignoble et des cépages entremêlée de dégustation.
Je commence à être rôdé, je ne suis pas fatigué à la fin de la séance, qui s'est terminée avec seulement 30 minutes de "retard" (en théorie, la séance dure 3h, je n'ai jamais réussi à faire moins de 3h30).

Après le bilan de l'année, qui a validé ce que j'ai fait et qui me conforte à encore progresser et à être plus précis dans mes présentations et la façon d'aborder le vin, on entame une revue rapide des différentes régions et cépages abordés cette année, je leur présente rapidement certaines régions que nous aborderons l'année prochaine.
De nouveau le jeu du nez, qui est vraiment attendu et apprécié par les participants, qui trichent, échangent, nous rions ensemble. Vraiment ludique et moment incontournable.

En préambule, je sors deux bouteilles d'eau à déguster... dans les deux verres à vin (et non dans le verre à eau qu'ils ont à disposition) : stupeurs et tremblements !?! le Philou est-il devenu fou ?
Que nenni mes amis : une idée m'est venue en septembre à la préparation de mon canevas de l'année, à savoir déguster deux eaux témoignant d'une possible influence de la géologie sur le goût des vins.
EricB avait indiqué sur LPV avoir déjà procédé à ce type de dégustation en prenant de la Salvétat dégazéifiée et une eau calcaire.
Je tente le coup : Salvétat (en partie) dégazéifiée et même traitement pour de la Quézac. En lisant les caractéristiques de ces eaux, j'ai l'exemple d'eaux provenant du Languedoc (ou proximité) provenant d'un terroir de schistes versus calcaires. Comme ce que l'on trouve sur Saint-Chinian.
Tout le monde s'accorde pour trouver la Salvétat plus "longiligne", "étroite" en bouche, alors que la Quézac est plus "ronde", "en volume", "confortable".
Pour une personne, la Salvétat apparaît plus salée que la Quézac.
Évidemment, je mets plein de bémols sur la portée de nos impressions et sur la traduction directe schistes versus calcaire, mais ce fut concluant dans la visée pédagogique. Et on retrouvera cette dichotomie sur les deux Saint-Chinian que nous goûterons par la suite.
Expérience validée pour ma part.
Mais beaucoup préfèrent la San Pellegrino :tubois:

Prélude :
1/ Crémant de Limoux - Brut Nature - Domaine de Mouscaillou
Assemblage de chardonnay, pinot noir et chenin.
Robe jaune brillante, nez brioché, floral et légèrement fruité.
Jolies bulles fines, belle finesse en bouche, le vin est équilibré, plutôt crémeux et confortable, pas très long, mais à l'aveugle... j'aurais bien été en peine de trouver autre chose qu'un très bon crémant de Bourgogne et très certainement de citer la Champagne.
Ce préambule à la dégustation est très réussi, les participants aiment beaucoup.

On commence la séance par une rapide présentation de la géographie et géologie du Languedoc et de son histoire. Je leur demande ce qu'évoque le Languedoc pour les participants, en particulier les plus âgés.
L'image de la région reste souvent encore marqué par des vins moyens, produits en masse par des coopératives anonymes. J'ai choisi le Languedoc justement pour montrer qu'elle produits depuis une vingtaine d'années des vins de grande qualité, pour qui sait les chercher. Référence à l'article consacré à la région en mars et qui est bien tombé quand je préparais cette séance et cherchais un dernier thème.

Paire de blancs :
2/ IGP Pays d'Hérault Mont Baudile - Les Intillères 2021 du domaine Supply-Royer
Assemblage bourboulenc (maj) et chenin
Robe jaune clair, brillante.
Le nez est sur la cacahouète et le pain grillés, floral, vanille. L'aération lui fait grand bien et le vin s'épure, allant vers plus de fruits blancs et d'agrumes.
Pour moi, j'y trouve l'effet "waouh" tant recherché sur les vins. A l'aveugle, je serai parti sur un joli cru de Bourgogne.
La bouche est bien construite, c'est équilibré, d'un beau volume, encore fermé, on y trouve du citron confit, pomelos et de la peau d'agrumes par une fine amertume finale.
A 22 € caviste, c'est une très belle cuvée, à carafer une heure avant service, qui devrait bien vieillir en cave. Délicieux.

3/ VdF Lignières 2020 - Vin du Haut-Languedoc - terroirs de Schistes
Assemblage de Ribeyrenc blanc, clairette et grenache gris
Robe jaune soutenu, nez appétant de pomme, miel, abricot, fruits exotiques.
Bouche déliée, fraîche, équilibrée, finissant sur une finale agrumes frais. Délicieux, dans un autre style que le Supply-Royer. A 12€ à peine, on se fait plaisir !

Au final, deux blancs secs très convaincants, le premier à l'élevage marqué, puissant, qui apporte un surcroît de dynamisme et un profil très gourmand/grillé appétant.
L'autre est plus classique, sur la fraîcheur d'un élevage en cuve je pense. On sait faire de jolis vins blancs dans le Languedoc fut la conclusion de la dégustation des deux paires !

Pause, le temps de manger un peu de pains spéciaux de la boulangerie Bourg (Taverny), présentation des cépages carignan et mourvèdre, tous deux originaires d'Espagne, comme le grenache.
Présentation de Saint-Chinian et on attaque la dégustation d'un première paire de vins rouges de cette appellation bicéphale :
NB : tous les rouges ont été ouverts env. 5h avant la dégustation. Seuls les vins de la dernière paire ont été carafés deux heures puis remis dans leurs bouteilles d'origine.

4/ Mas au Schiste 2020 du domaine Rimbert
Assemblage : carignan 35% - syrah & grenache : 30% - mourvèdre 5%
Robe violacée, profonde. Nez animal, profond, cassis, fruits noirs, puissant. Bouche finement acidulée, tannins puissants, un beau volume mais l'acidité tend le vin de manière évidente.
5/ Cote d'Arbo 2018 du Mas Champart
Assemblage proche : S : 35% - G: 30% - Carignan et cinsault : 20% - 15% mourvèdre
Robe un peu moins profonde, nez plus marqué par la violette, la rose, les épices. Peu animal, il offre un fruit éclatant. Vin bien équilibré, un poil plus chaleureux et surtout un volume en bouche très différent du précédent. Sensation de remplir la bouche complètement alors que le précédent rappelle la dichotomie schistes versus calcaire.

Évidemment, ce n'est pas le même millésime (pas eu le temps de trouver deux 18 ou deux 19) ce qui a pu accentuer la démonstration. Et les différences d'approches des vignerons évidemment influent.
J'ai bien aimé cette approche (très simplifiée si ce n'est simpliste) des vins par la géologie.

Seconde paire de rouges :
6/ Pic Saint Loup cuvée "Sainte Agnès" de l'Ermitage de Pic Saint-Loup
Assemblage S-G-M (40-40-10) et carmenère
Robe violacée, profonde. Nez fruité, sur le cassis, la mûre, les épices. La bouche est très équilibrée, le vin très appétant et agréable, traçant. Délicieux

7/ Terrasses du Larzac - Elise 2014 du domaine Terrasse d'Elise - X. Braujou
Assemblage GSM
Robe grenat, brique sur les bords du disque. tempus fugit. Nez complexe sur les fruits noirs, épices. Légère volatile, qui gêne un dégustateur au départ. Puis cela s'estompe.
Vin équilibré, long en bouche, affichant une complexité mesurée, tout comme le plaisir que cette bouteille offre. En deçà de celle que j'ai ouverte il y a quelques semaines. Dommage, mais c'est ainsi et le risque que l'on prend sur chaque bouteille.

Dernière paire de rouges
, avant de devoir partir :
J'avais envie de montrer deux visages du Languedoc qu'on connaît bien sur LPV, mais qui sont peu connus du grand public. PAr contre, j'ai pris un risque...

8/ Faugères Jadis 2017 du domaine Léon Barral
Assemblage carignan 50% - syrah 40% et grenache 10%
Robe grenat, profonde. Nez complexe, mais plus animal, cuir, que franchement fruité. Hummm... ça ne plaît pas à certains, le silence se fait et seuls deux se régalent avec moi.
La bouche confirme avec une astringence encore un peu marquée, j'aime son volume, sa longueur, mais la finale nous offre un retour sur l'animal (traces de bretts il me semble) qui masque le fruit et gâche un peu le plaisir. Car c'est puissant et je pense qu'à table avec une belle grillade de bœuf, c'est du bonheur liquide.
Je pensais qu'il se goûterait mieux, mais peut-être aurais-je dû servir un 2018 ou le nouveau 2019 que je viens de recevoir ?

Je tremble un peu de terminer par une dernière cuvée, qui a la réputation d'austérité et de se faire attendre... j'ai croisé la bouteille samedi dernier dans ma cave et me suis dit zou, tentons de montrer qu'un vin de Languedoc bien né vieillit bien comme tout autre cru réputé. Et j'ai laissé tomber le Montcalmès 2019 que j'envisageais initialement, tout comme les deux Mas Laval Carignan et Mourvèdre 2019 ou encore le Carignanissime 2018 du Clos Centeilles.

9/ Mas Jullien 2007 d'Olivier Jullien
Robe rubis, profonde, aux bords à peine marqués. Nez en retrait, il faut aller le chercher, mais j'aime cette finesse et cette réserve toute cistercienne.
La bouche est parfaitement fraîche, tonique, tannins souples, mais ça cause pas beaucoup. Et c'est bien dommage pour terminer cet atelier et toute la saison. C'est bon par contre et encore jeune. Mais ce vin ne sera jamais très causant, à mon humble avis, aussi je ne regrette pas trop d'avoir arrêté d'en mettre en cave. Peut-être qu'une cuvée de Marlène Soria aurait été plus marquante, mais en fait, je pense que j'aurais dû chercher un peu plus dans ma cave, car j'ai 2/3 choses sympas dans la région avec un peu d'âge.
En plus, je n'ai plus le temps d'ouvrir une autre bouteille, nous sommes plusieurs Ă  avoir des contraintes personnelles ce samedi soir.

A l'heure de se quitter, les 9 se partagent les bouteilles (il reste un fond - 1/5ème env dans chaque). je vois que le partage se fait sans difficulté, ce qui traduit les nuances et les différences naturelles entre ce panel de dégustateurs.
Merci encore à tous les participants pour leur assiduité, leur efficacité dans le rangement, j'ai un groupe qui s'entend parfaitement, ambiance du tonnerre, on se marre beaucoup et ça fait du bien. Faire les choses sérieusement sans trop se prendre au sérieux, ça me plaît.
La suite l'année prochaine avec le même groupe (et quelques nouveaux amateurs, je l'espère), pour un programme que je dois encore construire.
Pour cet atelier, j'aurai un nouveau groupe.
Merci de m'avoir lu. J'espère que ce ne fut pas trop long ni trop rébarbatif (et désolé pour les fautes).
Phil
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Re: Miscellanées

Messagepar Thierry Debaisieux » Dim 16 Avr 2023 20:43

Merci, Philippe, de nous faire participer Ă  la vie de ton atelier.
Les notes de dégustation sont très intéressantes.

Bonne semaine,
amitiés,
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Re: Miscellanées

Messagepar maxime22 » Dim 16 Avr 2023 21:31

Merci Philippe pour ces notes très intéressantes. Je suis content que les Intillères 2021 se goûte bien, j’aime beaucoup cette cuvée et les blancs du domaine.

Bonne soirée
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Re: Miscellanées

Messagepar ptitphilou » Dim 16 Avr 2023 22:00

Bonsoir Thierry et Maxime,

merci pour vos messages très sympathiques.
J'avais perdu de vue les vins de Supply-Royer, car je les trouvais un peu dur lors de leur découverte, il y a presque quinze ans.
Mais j'avais envie de voir comment les vins avaient évolué. Je vais goûter d'autres cuvées que je viens de mettre en cave pour me faire une idée plus juste, mais ces Intillères 2021 m'ont beaucoup plu, et à tous les dégustateurs présents aussi.

Bonne soirée
Philippe
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Miscellanées - invitation du jeune couple de mon atelier

Messagepar ptitphilou » Lun 1 Mai 2023 10:54

Mon atelier a connu un joli succès, que je dois en grande partie à l'enthousiasme du panel de participants, tous très agréables et sympathiques.
A commencer par un jeune couple, qui m'a fait l'honneur de m'inviter chez eux en guise de remerciements, avec pour prétexte de me faire goûter une cuvée de Xavier Vignon, dont nous avions parlé lors de la séance consacrée aux Rhône méridionaux.
L., jeune femme d'une gentillesse et d'un savoir-vivre rares, tout comme son compagnon, excellente cuisinière par ailleurs, a invité sa nourrisse et son mari. Ce dernier s'occupe d'un club de dégustation dans le Vexin depuis cinq ans, à la configuration très différente : le club une cinquantaine de membres, tous des copains et pour 10€ la séance, goûtent environ 5 vins par séance, coachée par un sommelier. Évidemment, nous comparons nos expériences et l'ambiance est de suite très chaleureuse autour du vin, mais pas seulement.

En apéritif, nous ouvrons le vin que j'ai apporté, pour faire un contrepoint à la cuvée de X. Vignon, dont je ne connaissais pas encore le pedigree. ils m'avaient dit de ne rien apporter, mais évidemment, impossible. Le Bordeaux de leur ami est remisé, je n'ai pas osé indiquer mon intérêt pour ce domaine du Médoc que je ne connais pas.

On ouvre sans préparation le Saint-Joseph cuvée du Papy 2020 du domaine Monteillet.
J'avais hésité à l'ouvrir lors de la dégustation de février consacrée aux Rhône nord, mais j'avais choisi la Côte-Rôtie Fortis 2018, qui a évidemment plus de tout.
Cette "Papy" 2020 possède un joli bouchon, une robe violine, concentrée, un nez puissant de cassis et boisé, avec une légère réduction à l'ouverture. L'aération lui apporte de la complexité, du fruit noir mâtiné de violette et de prune, l'élevage en fûts est encore très présent mais de belle qualité. Y'a du monde !
La bouche est soyeuse, équilibrée, longue et ce vin est encore d'une jeunesse vive. A laisser vieillir quelques paires d'années en cave ou à carafer. Bon, c'était pas un vin d'apéritif, mais il a plu.

On passe à table, avec des magrets de canard superbement cuits par V. (coaché avec tendresse par L.) à la pêche.
On déguste le Châteauneuf du Pape cuvée Anonyme 2017 de Xavier Vignon : robe grenat, nez au joli bouquet de myrtille, cassis, prune, épices. M'évoque un combo grenache (en proportion plus importante) avec Syrah et mourvèdre et peut-être d'autres cépages parmi les treize autorisés car la structure du nez m'indiquait une certaine complexité et pas de marqueurs probants (contrairement à la cuvée Arcane XV, dont j'ai reconnu la part important de mourvèdre, bien marquée - c'est en fait un 100% mourvèdre). Les autres penchent pour une cuvée grenache et syrah. La recherche sur internet montre qu'il n'y a pas de syrah mais a priori un assemblage de Grenache, Vaccarèse, Counoise, Mourvèdre, Cinsault, Terret Noir et Muscardin. J'étais pas très très loin.
Bref, le plus important, c'est que ce CNDP 2017 possède de la finesse et une jolie complexité naissante, tant au nez qu'en bouche, aux tannins soyeux, c'est très bien fait. Délicieux même. Mais, car il y en a un, je n'ai pas l'émotion que je peux avoir avec les Cailloux du domaine Brunel, ni évidemment avec ceux d'Emmanuel Reynaud. Ce vin possède une délicatesse et un côté un peu "lisse" et "bien élevé" séduisant, mais qui pourrait me lasser in fine, contrairement à ceux que je viens de citer.
J'ai ouvert hier un CNDP 2016 du domaine St Patrice, je crois 100% grenache, j'avoue que ce vin est d'une autre dimension que le 2017 de Xavier Vignon.
Par contre, il n'est pas impossible que ce 2017 puisse gagner en complexité et en étoffe au vieillissement (d'ailleurs, j'aime les CNDP patinés par le temps) . Car il est très bon et si je fais la fine bouche dans ce compte-rendu, on s'est régalé, notamment sur le plat principal, pièce du boucher accompagnée d'un tian délicieux. Ce vin est en promotion sur Vinatis, le prix me semble juste au regard de la grande qualité du vin. Ensuite, c'est une affaire de goût.
Merci infiniment à L. et V. pour leur générosité et la découverte de cette très belle cuvée.

Passé le dessert, frais, idéal pour terminer nos agapes, nos hôtes nous demandent si nous souhaitons goûter un dernier vin, qu'ils ont particulièrement aimé. On décline poliment mais... comment résister à tant de gentillesse et on voit que le partage d'une dernière bouteille leur fait grand plaisir. D'autant plus, que ce fut leur coup de cœur lors de leur voyage en Alsace en décembre dernier, au cours duquel ils m'avaient sollicité pour leur donner plusieurs adresses de visite. J'avais insisté sur la visite du domaine Hugel, et ce fut un moment inoubliable pour eux, notamment sur cette cuvée !
V. court chercher et ouvrir un Gewurztraminer Vendanges Tardives 2010 du domaine Hugel dans la foulée : jolie robe jaune brillante. Le nez est de suite d'une finesse incomparable, sur le naphte, la rose, le minéral. J'étais parti sur un riesling, je l'avoue humblement au début, mais la rose puis les fines épices (safran) m'ont fait douté. Quand V. nous montre la bouteille, je comprends. La bouche est d'une délicatesse et de toute beauté. Le vin se boit pour lui-même, délicatement parfumé, et long, superbe finale mentholée, très fraîche. Leurs amis ne sont pas trop amateurs de vins "sucrés", mais là, comment ne pas aimer ce vin passionnément ?
Un cadeau magnifique de ce couple de jeunes et belles personnes, à qui je souhaite le plus beau dans cette vie, car ils méritent le meilleur. Et à commencer par le plein succès pour les examens de L. la semaine prochaine.

Cette soirée est un cadeau précieux qui m'a fait plus que du bien et vaut largement tout le prix des efforts et du temps passé à préparer mes ateliers. Il n'y a décidément pas de meilleur vecteur au partage et au bonheur d'être ensemble. L. et V., vous avez ma gratitude et mes remerciements éternels pour ce beau moment de bonheur et de découverte.

Bon 1er mai Ă  tous les Buveurs
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Re: Miscellanées

Messagepar Thierry Debaisieux » Lun 1 Mai 2023 16:05

Merci, Philippe, pour ce très beau message relatant un moment de partage et d'amitié.

Je l'ai lu avec plaisir.

Bonne semaine,
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Miscellanées - un soir à la campagne

Messagepar ptitphilou » Lun 29 Mai 2023 07:59

Depuis quelques années, mes adorables voisins à la campagne, un couple toujours aussi amoureux cumulant plus de 182 ans à eux deux, souhaitaient m'inviter pour que je rencontre un de leurs plus proches amis, Luc A., un passionné de vin, ancien professeur, et durant une trentaine d'années courtier, professionnel du vin qui s'avère avoir rencontré et partagé nombre de jolis moments avec beaucoup de grands noms, à l'instar de Michael Broadbent, le père des frères Foucault, Charles Joguet, Hubert de Montille, Aubert de Villaine, Gaston Huet, Philippe Foreau, etc.
Bref, un homme passionné, qui se consacre à la préservation de la faune désormais et œuvre comme louvetier sur un vaste territoire. Ce qu'il dit des maladies qui frappent le gibier, les oiseaux, les renards, etc. fait froid dans le dos.
Bref, lorsque mes vénérables amis, famille de cœur pastorale, me proposent de venir dîner en leur compagnie et celui de Luc, je ne pouvais résister, laissant mes marmots/ados vaquer aux bêtises de leur âge (ouf, la maison n'est pas retournée à mon retour ! :cheers: )

On débute, en guise d'apéritif, par un champagne que je souhaitais leur faire découvrir :
Cuvée Harmonie 2012 du domaine Follet-Ramillon (dégorgement mai 2021 après huit ans sur lattes) :
Jolie effervescence, malgré la flûte utilisée (pas osé apporter mes verres pour ne pas paraître pédant). Nez légèrement brioché, vineux. Luc pense à un Blanc de noirs, mais il y a 65% de chardonnay. On disserte sur l'autolyse et son influence sur le goût du vin. Nos hôtes écarquillent des yeux, ils ont du mal à suivre, La bouche est fraîche, élégante, seule une amertume présente en finale signale un vin qui en a encore sous la pédale. Pas un vin d'apéritif. Mais j'imagine une volaille à la crème et Luc acquiesce et nous évoque la beauté d'une perdrix grise à la crème (meilleure, au goût plus intense et naturellement fumée que la rouge).

On enchaîne avec son apport : j'aurais préféré qu'il soit ouvert avec le dessert, mais finalement, c'était un bon choix de commencer par un Vouvray le Mont (première trie ?) 1990 du domaine Huet
Les histoires passionnantes, humaines et la verve de Luc sont uniques. Je l'Ă©coute avec grand plaisir.
Bouchon court, mais de qualité. Robe ambrée, qui signe un vin très évolué. Le nez est délicatement parfumé, nous n'avions pas des verres très adaptés, mais le plaisir est là. Le sucre est présent, bouche liquoreuse mais bien contrebalancée par une jolie acidité. J'aime bien, même si le vin n'est pas très long et je pense que le domaine avait progressé depuis. Je pensais au Haut-Lieu et l'acidité et la finesse du vin me faisait hésiter avec le Mont. En scrutant l'étiquette fort marquée/moisie, j'arrive à trouver l'identité de la cuvée, mais je ne vois pas la mention Première Trie. Mais il est probable que ce soit cette cuvée au regard du niveau de sucrosité. Plaisir de goûter ce vin que j'ai eu en cave il y a bien longtemps.

Le fils de mes voisins arrive avec sa compagne et ils choisissent de goûter le champagne qui leur plaît beaucoup. J'en suis ravi. Le Vouvray leur plaît évidemment aussi. On évoque avec Luc la Goutte d'Or 1990 de Foreau. Apparemment, il avait hésité à en ouvrir une bouteille. Pas grave, je connais cette merveille de Philippe Foreau, quoique ce Mont 1990 ne soit pas (et de loin) au niveau de la Goutte d'Or du même millésime.

Sur un assortiment de charcuteries, comprenant celles préparées par Luc (des saucissons et des rillettes de sanglier délicieux) et des pâtés en croûte "Richelieu" de mon boucher/traiteur, nous ouvrons le bal rouge par un Grands-Echezeaux 1998 de sa propre mise : bouchon long de belle facture. Nez sur la croûte de fromage, mais qui s'estompe. Peu disert. Robe rubis, de concentration moyenne. Le vin tient en bouche grâce à une structure alcool/tannins/acide encore solide, mais le vin tombe en finale et aurait dû être bu il y a quelques paires d'années.

On passe à mes deux apports : j'ai prévu justement un pinot noir bourguignon de facture classique, que j'espère très bon et s'avère un peu décevant... Le Nuits Saint-Georges les Cailles 2002 du domaine Bouchard & Fils avait un nez très fruité et très appétant à l'ouverture. 2h plus tard et servi dans un verre peu adapté, la finesse du vin nous échappe. Mais c'est plus la finale aux abonnés absents qui m'agace et me déçoit. L'ensemble est correct, je me dis qu'avec un autre verre, ce serait déjà mieux, il me semble.

Ah la Bourgogne ! Quelle mystérieuse et capricieuse région. Le pinot noir en est son parangon : inoubliable quand il est grand, traître, fourbe et nous rendant inconsolables quand il est médiocre. On évoque la Tâche et autres grandeurs et on évoque Volnay. Luc me parle avec joie de ses souvenirs avec Hubert de Montille. Mais il ne connaît pas les vins de JP Charlot ! Zou, direction ma cave champêtre et en moins de temps qu'il ne faut pour se remettre d'un pinot raté, j'ouvre (un peu froid) un Volnay Caillerets 2010 du domaine Voillot : le nez est peu disert. Par contre, c'est du taffetas en bouche et la finale ouvre un œil et enfin, je retrouve un début de beauté qui fait tout le prix des beaux pinots noirs. Mes autres 2010 attendront sagement. J'avais pas osé ouvrir un 2008, car Luc aime plutôt les pinots "concentrés" (notamment en couleur).

Sur la fin de charcuterie et le fromage, on passe à d'autres rouges, dont un de mes apports : le Chinon Coteau de Noiré 2012 de Philippe Alliet met toute la tablée d'accord. Qu'est-ce que c'est bon, vigoureux, tout est en place et c'est encore trop fougueux, les tannins puissants, quoique soyeux, quel plaisir !

Nos hôtes voulaient nous faire goûter un domaine dont ils connaissaient bien le propriétaire, par amis interposés. Le Saint Estèphe 1997 du domaine Phélan-Ségur est plutôt une jolie surprise, car il se tient bien en face du Chinon, qui, certes, possède plus de tout, mais le cru médocain est à son apogée, de longueur moyenne, suffisamment confortable et on ne s'ennuie pas avec lui.

Luc nous quitte, il se fait tard, sans oublier de nous combler avec quelques jolies histoires autour de rencontres de beaux personnages, passionnés de vin mais pas seulement.
Même si nos hôtes se demandaient parfois comment on pouvait savoir autant de choses et aller aussi loin dans notre conversation (ah nos souvenirs des vins de Lamé-Delisle-Boucard, en particulier des 69 et 76 me concernant, mais Luc a connu beaucoup plus âgé et a fréquenté beaucoup de grands personnages de la Loire), je crois qu'ils ont vraiment passé un bon moment, car la passion emporte tout.
Dommage, je n'ai pas pu leur faire découvrir un liquoreux de Philippe Delesvaux, mais j'espère revoir Luc dans les années à venir, car ce n'est pas tous les jours qu'on peut partager sa passion pour le vin avec un tel connaisseur.

Quelle chance de connaître ce couple d'amis, devenu une seconde famille, dont l'amour transcende tout, au delà du temps. Que la vie vous permette d'en jouir encore de longues années :cdc:
Dernière édition par ptitphilou le Lun 29 Mai 2023 19:36, édité 1 fois au total.
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Re: Miscellanées

Messagepar Hugo B. » Lun 29 Mai 2023 19:18

Encore de superbes moments ! Merci Philippe de les partager avec nous :tchin:

Amitiés,
Bien cordialement,
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Miscellanées - un soir à Paris chez Thien

Messagepar ptitphilou » Lun 29 Mai 2023 19:44

C'est toujours avec une joie immense que je prends la route pour me rendre chez Thien, Temple du plaisir autour du vin et du partage. D'avance, je sais que la soirée sera réussie.
Je ne dirai jamais assez mon admiration pour cette grande Dame, passionnée d'une générosité sans faille. Et quel plaisir de retrouver Alex en grande forme et de revoir Corinne et son mari, que je lisais avec gourmandise sur Iacchos.

Tout est réuni pour passer une très chouette soirée : (compte-rendu de mémoire, doute sur certains millésimes)

On débute la soirée par deux bulles en forme d'hommage à deux grands vignerons disparus récemment :
- Triple Zéro du domaine de la Taille aux Loups : toujours une fine effervescence dans ce vin laissé en cave quelques années, belle entrée en matière en guise d'apéritif. Longueur moyenne, tout n'est que délicatesse et le vin laisse le palais frais et prépare idéalement la suite de la dégustation. Hommage et gloire à Jacky Blot, merci !

- Caudalies 2008 du domaine De Sousa : ce Champagne possède encore tous les atours de la jeunesse, cette Caudalies est moins aboutie que je ne l'espérais. Le vin est difficile d'accès à l'ouverture, mais au bout de longues minutes, il ouvre enfin un œil : quel beau jus, resserré, il gagne en complexité, pomme verte, notes chablisiennes et gingembre confit, en longueur et il est en fait dommage de devoir passer à la suite, mais c'est le jeu. La bouche était encore renfrognée le lendemain. Il faut laisser cette Caudalies encore en cave pour de longues années de maturation. Bravo et hommage à Erick De Sousa. RIP

Corinne nous a apporté un OVNI, à la demande de Thien : un truc qui sent fort mauvais à l'ouverture (réduction ? ), mais qui, miracle, se révèle au bout d'une demie-heure et cela tombe bien, le timing est parfait pour enchaîner avec les Caudalies.
Avec les crevettes sautées à l’ail et vermicelles, on sait seulement qu'il s'agit d'un pineau d'aunis. Une commande en forme de private joke... Le vin a ouvert plus d'un œil, robe diaphane, un rouge infusé, le nez est superbe, sur la soupe de fraises, les épices et les fleurs (violette ?). La bouche possède une jeunesse, une force et un équilibre exceptionnels. Ce pineau d'aunis s'avère être une production de Jean-Bernard Métais issu du millésime 2002. Vingt ans ! Quelle jeunesse et quel merveilleux pineau d'aunis des coteaux du Loir. Je vais esaayer d'y aller prochainement, car sortir un tel vin est un beau coup de génie, j'ose le terme ! Chapeau Monsieur Métais et merci à Corinne pour cet apport émouvant, une découverte stupéfiante.

Après cet interlude rouge, nous repartons sur des blancs :
- le Saumur La Charpentrie 2015 du domaine du Collier est fidèle à sa réputation, concentrée, luxueusement boisée, encore renfrognée à ce stade, mais quel volume en bouche ! Cette cuvée demande du temps en cave et la matière est là. A faire mûrir en cave encore de longues années, très probablement. Ou à carafer au moins 2h avant service.

- Alors là, pour moi c'est évident : Chablis ! A peine ai-je lancée cette estocade que je me dis qu'il faudrait que j'arrête de trop parler parfois, trop vite surtout, au risque d'influencer les copains/copines... mais la finale me fait me dédire de suite, heureusement. Quel imbécile je fais ! Évidemment que c'est un sauvignon bien né, on est à Sancerre ! Nez pur, minéral, fruité et floral, belle tension en bouche, portée par une matière mûre et une force et une dynamique que j'aime beaucoup. C'est encore très jeune. Finalement, il s'agit d'une Comtesse 2008 de Gérard Boulay.

- Joli nez, fruité, floral, puissant au nez comme en bouche. Robe dorée. L'équilibre du vin est très différent et c'est un blanc du sud de la France pour moi. Très jolie bouche, très bien construite, c'est un régla. Non, pas Languedoc ? Plus à l'est ? Un côtes du Rhône ? Alex en est sûr. Chapeau Alex ! Waouh ! C'est bien un Reynaud. Très beau Fonsalette 2004 d'Emmanuel Reynaud.

On passe aux rouges et au délicieux carré de cochon rôti avec polenta.
- On est manifestement à Bordeaux, sur un joli cru très bien fait, on se régale par son fruité, ses épices et sa classe. Ce Pauillac Lynch-Bages 2000 est bien parti et c'est une très jolie bouteille, archétype de la classe bordelaise, merci Alex !

- On part plus au sud, mais un Sud très tenu, strict et envoûtant par son caractère épanoui et velouté. Quelle jolie tenue en bouche, jolie longueur, un bonheur à table, à rapprocher du classicisme bordelais mais sans renier ses origines. Chapeau et merci pour ce superbe Mas Jullien Les Depierre 1994

Transition trouvée avec les fromages : l'Arbois 2012 du domaine Puffeney se révèle accessible, avec tous les marqueurs du vin jaune dans ce qu'il a de plus original et délicieux. Il se déguste fort bien déjà et il est parti pour s'améliorer encore de longues années. Quel bonheur de partager une telle bouteille avec des amateurs (rares) de ce style de vin. Je pense que ce 2012 peut être la clé d'entrée quasi-idéale à tout néophyte souhaitant découvrir l'univers des vins jaunes.

Sur le dessert léger et frais autour de fraises délicieuses, on retrouve le classicisme et la classe d'un Sauternes, plutôt Barsac, avec Climens 2001, doté d'une robe cuivrée (bouteille apparaissant la plus évoluée d'un lot acquis il y a quelques mois), nez safrané, oranges confites, cire, bouche parfaitement construite et très élégante.

Il fait encore un peu soif pour certains :appl2:, Thien court l'étancher en ouvrant un Parisy 2017 d'Emmanuel Reynaud : c'est mon premier, encore une belle découverte, dont j'avais beaucoup entendu parler. Jolie teinte saumonée, nez friand et frais de fruits rouges et d'épices. La bouche est élégante, fraîche, on ne doit pas lui en demander plus, c'est déjà très bien ainsi. La soirée se termine comme elle a commencé, à savoir par de la délicatesse. :cdc:

Encore une très très belle soirée sous le signe de l'amitié et du partage.
Phil
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